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Le trading sur Intention vous expose à un empilement de risques qui diffèrent dans le détail, mais pas par nature, de ceux que l’on prend sur n’importe quelle autre plateforme de perpétuels à levier. Cette page les décrit en langage clair. Lisez-la avant d’engager une taille qui compte pour vous. Rien sur ce site ne constitue un conseil en investissement.

Risque de protocole

Intention est une Layer 1 récente. Même si le protocole est conçu pour une exécution déterministe octet pour octet et éprouvé par un banc de tests différentiels, un logiciel de cette taille comporte un risque résiduel : des bugs non découverts dans le noyau, dans la couche de consensus BFT, dans le moteur d’appariement ou dans le client validateur. Un bug sérieux pourrait provoquer un arrêt de la production de blocs, des règlements erronés ou — dans le pire des cas — une perte de fonds. Atténuations : une sémantique de risque native au protocole, plusieurs implémentations de client indépendantes, un bug bounty actif, des audits indépendants, et une surveillance interne continue du moteur de trading. Aucune de ces mesures n’élimine le risque résiduel.

Risque lié aux contrats intelligents et au bridge

Le collatéral entre dans Intention par le bridge du protocole. Les contrats de bridge sur les chaînes externes détiennent les actifs sous séquestre, et l’exploitation réussie de ces contrats — ou du canal de messages attesté par les validateurs — pourrait entraîner la perte du collatéral transféré. La sécurité du bridge est le domaine prioritaire de l’examen interne continu et fait partie du périmètre du bug bounty. Les modes de défaillance propres au bridge comprennent les réorganisations de la chaîne source plus profondes que le nombre de confirmations configuré, la compromission des clés de signature des validateurs, et les bugs de la logique d’attestation des messages. Les retraits sont soumis à des limites de débit afin de borner le rayon d’impact d’une faille découverte.

Risque de marché

Les contrats perpétuels sont des produits à levier. Un petit mouvement défavorable du sous-jacent peut effacer le collatéral d’une position. En marge croisée, les pertes d’une position peuvent vider le collatéral qui soutenait d’autres positions. Les modes de défaillance propres au risque de marché :
  • Risque de gap. Si le sous-jacent franchit votre niveau de liquidation par un saut de cours — par exemple pendant une période de faible liquidité ou une suspension sur les marchés au comptant — votre perte peut dépasser la marge de maintenance et votre prix de faillite peut être atteint. L’assurance en couvre une partie ; l’ADL couvre le reste.
  • Slippage à la liquidation. Les ordres de clôture forcée s’exécutent contre le carnet d’ordres en direct et peuvent subir un slippage important sur des marchés peu profonds.
  • Retournements du financement. Une position dont le financement vous est favorable à l’ouverture peut vous être défavorable en quelques heures si la base s’inverse, et le coût de portage peut être significatif.

Risque d’oracle

Le prix de marquage est calculé à l’intérieur du consensus à partir d’un quorum d’observations de marchés au comptant externes signées par les validateurs, puis lissé par la construction du prix de marquage du protocole. Le mécanisme de prix intra-consensus garantit que le prix utilisé pour régler une transaction a été certifié par le même quorum 2f+12f+1 que celui qui l’a entérinée, mais il ne garantit pas que les marchés au comptant sous-jacents étaient eux-mêmes exacts. Une manipulation coordonnée de plusieurs grands marchés au comptant peut se répercuter sur le prix de marquage d’Intention malgré le lissage et les règles de médiane. Le lissage rend la manipulation coûteuse et lente, mais pas impossible.

Risque de cascade de liquidations

Lors d’un mouvement brutal, un grand nombre de positions peuvent atteindre la liquidation coup sur coup. Le protocole traite cela par paliers : d’abord la liquidation contre le carnet d’ordres en direct, puis le vault de liquidation, puis le fonds d’assurance, puis l’ADL. L’ADL clôture de force des positions gagnantes du côté opposé, la sélection étant déterminée par le P&L latent et le levier effectif. Une position gagnante peut être partiellement clôturée par l’ADL même si le trader n’a rien fait de mal. Ce n’est pas un bug ; c’est le protocole qui absorbe une perte systémique de façon déterministe et auditable, au lieu de laisser s’accumuler un engagement non borné.

Risque de séquencement et d’exécution

Le séquencement des transactions d’Intention donne aux annulations la priorité sur les nouveaux placements du même bloc. Cela borne le front-running mais n’élimine pas la sélection adverse. La latence, les conditions réseau et la concurrence des autres traders continuent d’influer sur la qualité des exécutions.

Risque réglementaire

Le statut juridique des contrats perpétuels on-chain sans permission varie selon les juridictions et évolue. Intention peut ne pas être disponible — ou son utilisation peut ne pas être légale — dans votre pays, aujourd’hui ou demain. Il vous revient de connaître les règles qui vous sont applicables. Intention pourra ajouter avec le temps des contrôles d’accès par juridiction, des restrictions de cotation ou d’autres mesures de conformité.

Votre risque opérationnel

  • Gestion des clés. Si vous perdez la clé de votre compte, vous perdez l’accès à votre collatéral. Il n’existe aucune procédure de récupération.
  • Hameçonnage. Vérifiez les URL avant de connecter un portefeuille et de signer une session ; voir les conseils de sécurité dans Connecter un portefeuille et Appairage mobile.
  • Abus de session. Un identifiant de session à portée limitée constitue une véritable surface d’attaque. Révoquez les sessions que vous n’utilisez plus.
Ne tradez pas avec de l’argent que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre. Les perpétuels à levier peuvent se retourner contre vous plus vite que vous ne pouvez réagir, et le protocole ne mettra pas l’exécution en pause pour vous laisser le temps.