Le calcul
Les taux sont stockés on-chain en parties par million, pas en pourcentage. La valeur par défaut du réseau est de450 ppm côté taker et 150 ppm côté maker — soit 0,045 % et 0,015 %.
Travailler en ppm n’a rien de cosmétique. Tout ce qui se trouve sur le chemin de règlement relève de l’arithmétique entière en virgule fixe, parce qu’une différence d’arrondi entre deux validateurs est un fork et non un écart. Un taux exprimé comme un pourcentage d’un pourcentage devrait devenir un décimal quelque part, et il n’existe aucune version de cette opération sur laquelle toutes les machines s’accordent.
L’arrondi est donc spécifié, et non accidentel :
Le plancher de 1 quantum sur les prélèvements existe pour qu’une très petite exécution ne puisse pas être gratuite. Son absence sur les remises en est l’image inversée : le protocole préfère arrondir un paiement à rien plutôt que d’émettre une unité qu’il n’a pas gagnée.
Quel taux s’applique à vous
Chaque exécution résout le taux de la même façon, et la séquence est fixe.Une exécution
Le compte porte-t-il un taux ?
Un taux de compte négociéfixé directement sur le compte et délibérément ignoré par la passe de paliers nocturne — un recalcul n’écrase jamais des conditions convenues
Taux de palier de volumedérivé du volume glissant, réinscrit on-chain chaque jour
Le défaut réseauun nouveau compte trade au palier 0, et non sans tauxZéro est un taux réel : une fois fixé, il s’applique à la lettre.
Un taux de base par marché existe dans la configuration on-chain, mais il n’est pas appliqué à l’exécution à ce jour — tous les marchés se résolvent selon la chaîne compte-puis-défaut ci-dessus.
Un taux de zéro est un taux réel, pas un taux manquant. Dès qu’un compte porte un taux explicitement défini, le protocole l’applique à la lettre, y compris quand il vaut zéro. Rien ne retombe en silence sur la valeur par défaut au prétexte que le nombre a l’air vide.
Ce que le taux peut valoir
Les deux taux sont bornés on-chain, et l’écriture est rejetée plutôt que ramenée dans les bornes si une configuration les dépasse.
L’asymétrie est délibérée. Un taux maker négatif est une incitation voulue : la plateforme paie pour la liquidité qu’elle veut voir en carnet. Un taux taker négatif serait un mécanisme permettant de fabriquer de l’argent en se prenant soi-même pour contrepartie ; il n’est donc pas représentable, et pas seulement découragé.
Le plafond de 10 % est un garde-fou, pas une grille tarifaire. Les taux réels vivent deux ordres de grandeur en dessous ; la borne existe pour empêcher une configuration absurde ou malveillante d’atteindre l’exécution, pas pour décrire ce que quiconque paie.
Placer un ordre ne coûte pas de gas
Soumettre, modifier et annuler des ordres sont des transactions natives du protocole. Elles n’exigent aucun solde de gas et ne se disputent aucun marché de frais. Cela compte plus qu’il n’y paraît. Sur une plateforme où la gestion des ordres coûte du gas, coter revient cher et annuler pendant la volatilité coûte le plus cher exactement au moment où c’est le plus nécessaire — les teneurs de marché cotent donc plus large pour se couvrir, et tout le monde paie ce spread. Rendre la gestion des ordres gratuite retire ce coût du spread au lieu de le déplacer. Conséquence : les frais de transaction constituent la totalité du coût protocolaire du trading. Il n’y a pas de seconde ligne.Pourquoi votre marge réservée dépasse l’exigence initiale
Quand vous ouvrez une position, le protocole réserve la marge de l’exigence initiale plus des frais de clôture anticipés — parce qu’une position qui n’a pas de quoi se clôturer est une position que la plateforme doit absorber. Ces frais anticipés sont calculés au taux taker par défaut du réseau, figé au moment où l’ordre a été placé — pas à votre taux, ni à ce que le taux deviendra plus tard. Les deux éléments sont prudents à dessein. Utiliser le taux taker par défaut garantit que la réservation ne sous-provisionne jamais un compte dont le taux augmenterait ensuite. Le figer au placement garantit qu’un changement de taux en cours de vie ne peut pas invalider rétroactivement une marge déjà vérifiée et acceptée. C’est votre taux réel qui vous est prélevé lorsque la clôture s’exécute. La réservation est une borne, pas une facture.Où vont les frais
Les frais de transaction sont collectés sur un compte on-chain contrôlé par le protocole. Ce qui en sort est dirigé vers l’écosystème plutôt que conservé.Chaque exécution
Compte de frais du protocoleon-chain et auditable
Vault de liquiditécote le carnet et reprend des positions en liquidation ; les profits reviennent aux déposants
Fonds d’assuranceabsorbe les déficits avant que l’ADL n’atteigne d’autres traders
Remises de parrainagequand le programme sera actif
Déployeurs de tokenspour des cotations spot apportées par des tiers — spot pas encore actif
Soldes et mouvements sont de l’état de la chaîne — ouverture, frais entrants, transferts sortants, clôture : une somme que chacun recalcule depuis les blocs entérinés.
- Le vault de liquidité qui cote le carnet et reprend des positions pendant les liquidations. Les revenus de frais font partie de ses recettes, et les profits du vault reviennent aux déposants.
- Le fonds d’assurance, qui absorbe les déficits qu’une liquidation n’a pas pu couvrir avant que la réduction automatique du levier n’atteigne d’autres traders.
- Les remises de parrainage, quand ce programme sera en service.
- Les déployeurs de tokens, pour les cotations apportées par des tiers. Cela vaut pour les cotations au comptant, qui ne sont pas encore en service.
Ce qui n’est pas des frais de transaction
C’est le financement que l’on prend le plus souvent pour des frais. C’est un transfert entre longs et shorts ; selon le côté que vous détenez, c’est un coût ou un revenu.
Réduire ce que vous payez
- Soyez maker. Pour la plupart des comptes, l’écart maker-taker est plus large que l’écart entre deux paliers de volume voisins. Changer la façon dont vous tradez déplace davantage votre coût que de trader davantage.
- Utilisez post-only quand vous ne devez pas payer les taux taker par accident. L’ordre est rejeté plutôt qu’exécuté s’il devait croiser le carnet.
- Gardez votre activité sous un seul compte parent. Les sous-comptes s’agrègent pour le calcul des paliers : les répartir ne rapporte rien et coûte de la complexité opérationnelle.
- Fractionnez les gros ordres. Le TWAP et les ordres échelonnés réduisent le slippage, qui sur un gros ordre dépasse généralement les frais de très loin.
Pour aller plus loin
Paliers de frais
La grille, le calcul de votre palier, et les remises aux teneurs de marché.
Frais hors transaction
Coûts de bridge, de compte, de vault et de liquidation.
Types d’ordres
Post-only, et comment garantir le statut maker.
Financement
Le coût qui va aux autres traders plutôt qu’au protocole.