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La liquidation, c’est ce qui arrive quand une position ne peut plus couvrir la perte qu’elle est encore susceptible de subir. Sur Intention, c’est une opération du protocole, pas une transaction de keeper — le réseau lui-même clôture la position, dans la même exécution de bloc que tout le reste. Il n’y a pas de course au déclenchement ni d’enchère de gas à remporter. Deux choses méritent d’être comprises avant la mécanique : ce qui est liquidé, et quand le contrôle a lieu.

Des unités de risque, pas des comptes

La liquidation n’évalue pas votre compte. Elle évalue une unité de risque — un groupe de positions qui partagent du collatéral et montent ou descendent donc ensemble. La conséquence qui échappe souvent : liquider une unité ne touche pas l’autre. Une position BTC isolée peut être liquidée pendant que votre compte en marge croisée, qui détient ETH et SOL, n’est pas touché — et réciproquement. L’isolement est réel, dans les deux sens.

Le taux d’utilisation de la marge

La santé s’exprime par un taux d’utilisation de la marge : la part de votre marge disponible que l’exigence de maintenance consomme à cet instant. utilisation de la marge=marge de maintenancecollateˊral net\text{utilisation de la marge} = \frac{\text{marge de maintenance}}{\text{collatéral net}} Le collatéral net, c’est votre solde augmenté du P&L latent, diminué de ce qui est réservé. La marge de maintenance est la somme calculée position par position à partir de son palier — voir Levier. La frontière mérite d’être énoncée précisément, parce qu’il est facile de supposer le contraire : la liquidation exige que le collatéral net passe strictement en dessous de l’exigence de maintenance. À égalité, rien n’est liquidé.

Un exemple chiffré

Un compte, deux unités de risque, à un taux de marge de maintenance de 0,50 %. Les positions en marge croisée partagent le collatéral et sont évaluées ensemble ; chaque position isolée est évaluée pour elle-même. Aucune des deux unités n’est proche de la liquidation, mais elles ne sont pas également sûres, et le compte n’a pas de taux unique. La position isolée est trois fois et demie plus près de son seuil, et ajouter du collatéral au compte ne l’aide en rien — la marge isolée est allouée à l’ouverture, et seul le fait d’ajouter de la marge à cette position modifie son taux. C’est là toute la différence pratique entre les deux modes. La marge croisée met votre collatéral en commun : un gain quelque part compense une perte ailleurs. La marge isolée confine les deux directions.
Il n’y a ni plage d’alerte, ni restriction progressive. Le protocole n’envoie aucune notification à mesure que le taux monte, et il ne commence pas à refuser les ordres qui ajouteraient du risque avant le seuil. La seule valeur qui change quoi que ce soit est 100 %, et la franchir déclenche la liquidation immédiatement.Cela compte pour la manière dont vous dimensionnez. Une plateforme qui vous empêche d’ouvrir à 90 % vous donne un plancher que vous n’aviez pas à surveiller. Celle-ci ne le fait pas — le taux, c’est à vous de le surveiller, et la première chose qui arrive, c’est la liquidation elle-même.
Les exigences de maintenance sont échelonnées par taille de position. Une position plus grosse est plus difficile à déboucler sans faire bouger le marché : elle porte donc une exigence proportionnellement plus élevée et un levier maximum plus faible. Le tableau des paliers de chaque marché est publié dans sa spécification de contrat.

Quand le contrôle a lieu

Plutôt que de balayer chaque compte à chaque bloc, le protocole contrôle ce qui a pu changer :
  • À chaque mise à jour du prix de marquage — un balayage complet, puisqu’un mouvement de prix peut mettre n’importe quelle position en danger
  • À chaque bloc — les comptes dont le solde ou les positions ont changé depuis le dernier contrôle : dépôts, retraits, transferts, exécutions et financement
  • Au règlement du financement — tous les comptes prélevés
Une exécution ne force pas un nouveau balayage du compte concerné dans le même bloc, parce que la marge avait déjà été contrôlée avant que cet ordre ne soit autorisé à s’apparier. Le contrôle est placé là où de l’information nouvelle apparaît, pas partout.

La séquence

Quand une unité de risque franchit le seuil, le protocole parcourt une séquence fixe, en s’arrêtant dès que l’unité est de nouveau saine.
Rétablissement sur place — s’arrête dès que l’unité va bien
Reprise — la perte se transmet
Le collatéral net passe strictement sous l’exigence de maintenanceÀ égalité, rien n’est liquidé — le test est strict
1
Annuler tous les ordres de l’unitéen carnet, conditionnels, take-profit, stop-loss
La marge réservée revient à l’unité
2
Compenser positions opposéesmode de couverture seulement
Un long et un short du même marché s’annulent
3
La liquidation reprendla position est clôturée contre le carnet
Le prix de sortie vous échappe
4
Le fonds d’assurance absorbe le déficitsi la clôture n’a pas couvert
Couvert par le fonds, pas par l’autre côté
5
Réduction du levier (ADL)seulement si le fonds ne suffit pas
Positions gagnantes opposées réduites
Ce que fait le protocole
Ce que cela vous coûte
Annuler d’abord. Les ordres ouverts réservent de la marge. Les annuler restitue cette capacité et, pour un compte à la limite plutôt qu’insolvable, cela suffit souvent à soi seul. La portée suit l’unité de risque : une position isolée fait annuler les ordres de ce marché et de ce côté ; un compte en marge croisée fait tout annuler. Puis compenser. Si le compte détient à la fois un long et un short sur le même marché en marge croisée, ces positions sont compensées l’une par l’autre — le côté le plus petit contre le plus grand. Les deux branches paient des frais taker, et les deux apparaissent séparément dans l’historique des transactions, de sorte que frais et P&L réalisé sont attribuables branche par branche. Puis reprendre la position. Si l’unité reste en défaut, le protocole clôture la position contre le carnet d’ordres, borné par le prix de faillite — le prix auquel la marge restante de la position est exactement épuisée. Puis le fonds d’assurance, qui est un état du protocole alimenté par les pénalités de liquidation, absorbe ce que le carnet n’a pas pu prendre. Puis la réduction automatique du levier, en dernier recours, si le fonds ne suffit pas non plus.
Les étapes 1 et 2 sont des tentatives de rétablissement autonome, et c’est pourquoi un compte peut franchir le seuil et revenir sans qu’aucune position n’ait jamais été clôturée par le protocole. Elles expliquent aussi pourquoi vos ordres en carnet peuvent disparaître pendant un mouvement brutal : les annuler est la première chose que le protocole tente.

Réduire vos chances de vous faire liquider

  • Surveillez le taux, pas le prix. La distance à la liquidation dépend de la marge, pas de la distance déjà parcourue par le prix.
  • Surveillez le taux vous-même. Rien ne vous avertit et rien ne vous empêche d’ajouter du risque en chemin : la marge que vous gardez en réserve est le seul coussin qui existe.
  • Sachez quelle unité est en danger. En mode mixte, le taux qui compte est celui de l’unité qui détient la position dont vous vous inquiétez.
  • Dimensionnez pour le palier. Passer dans un palier supérieur relève votre exigence de maintenance, ce qui déplace votre prix de liquidation contre vous même si rien d’autre n’a changé.
La liquidation n’est pas un stop-loss et ne garantit aucun prix. Lors d’un mouvement rapide, la position peut se clôturer bien au-delà du prix de faillite, et les pertes qui dépassent votre marge sont absorbées par le fonds d’assurance ou, à défaut, par la réduction du levier appliquée à d’autres traders. Voir Avertissements sur les risques.

Lire les valeurs en vigueur

Chaque chiffre de cette page est une configuration on-chain propre à chaque marché, pas une constante du protocole. Les paramètres qui les déterminent : Ils sont publiés dans chaque spécification de contrat et lisibles sur la chaîne. Toute intégration qui les inscrit en dur finira par calculer un nombre que le réseau n’applique pas — voir Développeurs.

Pour aller plus loin

Réduction automatique du levier

Ce qui se passe quand le fonds d’assurance ne peut pas absorber un déficit.

Modes de marge

Comment la marge croisée et la marge isolée déterminent ce qui forme une unité de risque.

Ajouter de la marge

Renflouer une position isolée avant qu’elle n’atteigne le seuil.

Prix de marquage

Le prix face auquel le taux d’utilisation de la marge est évalué.